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SECURITE : QUAND LES MINEURS VONT DEJA EN PRISON - LES PRISONS SONT SURCHARGEES et LIEUX D'APPRENTISSAGE A LA DELINQUANCE - Pourquoi modifier l'ordonnance de 1945? LA CONNERIE DE LA SURENCHERE.

Depuis 20 ans, le sujet est récurrent dans l'actualité. Les prisons font la « une » de l'actualité.
La semaine prochaine, le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, présentera devant l'Assemblée nationale son projet de loi sur la prévention de la délinquance et notamment son aspect très médiatique en ce moment : le cas des mineurs.
 
Comme à l'accoutumée, ses deux sujets seront bien évidemment traités séparément et aucun lien ne sera établit entre eux.
 
Nicolas SARKOZY veut réformer l?ordonnance de 1945 applicable aux mineurs qui prévoit déjà :
-         A partir de 13 ans, la peine est encourue représente la moitié de celle d'un majeur.
-         A partir de 16 ans, les magistrats peuvent lever « l'excuse de la minorité » pour rapprocher le régime juridique de celui des adultes et la peine maximale devient l'emprisonnement à perpétuité. Actuellement il y a entre 600 et 700 mineurs incarcérés.
 
Prenons comme exemple le drame de Marseille. Les responsables du drame sont âgés de moins de 18 ans. Avec la loi actuelle,
-         Si la victime ne décède pas, la peine encourue par les auteurs peut aller jusqu'à 15 ans de prison ou jusqu?à 30 ans si « l'excuse de minorité » est levée.
-         Si la victime devait décéder, ils encourent jusqu'à 18 ans voir à « la perpétuité » si la l'excuse de minorité est levée.
Les cas des condamnations des mineurs de jeunes impliqués dans des meurtres ou tentatives de meurtres montrent que les tribunaux disposent d'une large marge d'appréciation pour prononcer des peines de prison ferme.
 
Si problème il y a, il ne concerne pas les crimes, il concerne les délits, les vols et les vols entraînant violence.
La réponse à apporter se trouve certainement plus dans la rapidité de la réponse judiciaire avec une orientation vers des peines réparatrices ou de substitution que par des incarcérations pour ces jeunes. Nous savons tous que la prison est un lieu d'apprentissage performant à une délinquance plus performante.
Je ne peux pas penser, un seul instant, que Monsieur Sarkozy ne connaisse pas l'application actuelle de l'ordonnance de 1945. Il fait preuve d'une malhonnêteté intellectuelle en voulant nous laisser penser qu'une nouvelle loi changera les choses. Sa détermination n'a d'égale que sa volonté d'empiéter sur l'électorat du Front National par ses déclarations tapageuses. Il se fiche de la vie des habitants de ce pays. Il n'a qu'une idée en tête : celle d'être élu Président de la République par ambition du pouvoir pour le pouvoir lui-même et non pour améliorer notre sécurité. Il ment. Il nous prend pour des imbéciles. Son agitation est sa maladie.
 
Monsieur CHIRAC, je vous en supplie, rendez un dernier service à la Nation française : faites voter une loi sur la durée du prochain mandat présidentiel. Réduisez-le à 5 jours. Nicolas Sarkozy, s'il est élu, ayant eu «  son joujou » nous laissera en paix par la suite. !!!!
 
Retrouvons un peu de sérieux !!! LA SECURITE, sécurité de la société et sécurité des personnels pénitentiaires.
Je ne remets pas en cause l'existence des prisons. Cette sécurité ne sera pas assurée tant que les prisons actuelles resteront en l'état. Pour beaucoup de détenus(es) la prison ne doit être qu'un passage dans la vie d'un HOMME, d'une FEMME.
 
- Comment rester digne ? Comment garder une estime de soi quand on vit dans la « merde » en respirant la puanteur d'une cellule sans intimité ?
- Comment envisager sa sortie quand rien n'est fait pour faciliter les liens familiaux ? Il me paraît essentiel de ne pas punir et humilier l'enfant qui a besoin de son « papa prisonnier » ou de sa « maman prisonnière » en aménageant des lieux de rencontre familiale convenables. « Ne fabriquons pas » des révoltés avec les enfants de prisonniers.
 
- Quels soins reçoivent les prisonniers souffrant de troubles mentaux - 25 à30% des détenus ? 12 suicides par mois en moyenne depuis le début d'année. Imaginons, cela rapporté à l'échelle d'une ville comme Vitré ? 35 - (17 000 habitants) à 3 suicides par mois. C'est fou et scandaleux.
 
Soyons vigilants à l'information distillée, aux petites phrases des politiques.

Sur ce graphique, vous pouvez constater qu'après une période de baisse de 1996 à 2001, amorcée donc sous le gouvernement d'Alain Juppé et poursuivie sous celui de Lionel Jospin, la population carcérale a augmenté en 2001 pour atteindre aujourd'hui près de 60 000 personnes.

 

 

 

  Lorsque Nicolas SARKOZY affirme que la Justice ne met plus en prison, soit il est incompétent et ferait mieux de se renseigner, soit il veut jouer sur l'émotion des habitants de la France en tenant un mensonge de plus. Là encore, il est en train de se « lepeniser ». Ses amis de l'UMP vont-ils le laisser continuer longtemps ? Réveillez-vous !

Rédigé par DOCSARKOFOLIE

N'hésitez pas à nous faire part de votre avis dans les commentaires. Merci

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P
Une situation trop complexe pour n'être traitée qu'avec des mots...C'est un problème de fond qu'il faut reprendre à la base avec le pour, bien sûr, sans oublier le contre.... Quant aux moyens....aux Tribunaux engorgés....etc... ce n'est pas récent et, presque tous les Tibunaux sont dans cette situation...Et puis tous ces jeunes confrontés aux aléas, aux difficultés de l'existence, malmenés par cette existence elle-même, jugés par leurs pairs mais surtout.... mal aimés.... je n'ai peut-être pas les mots pour le dire mais assez de coeur pour comprendre....Que c'est difficile d'expliquer....
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E
MANIFESTE POUR MINEURS EN DANGER<br /> La place des enfants n’est pas en prison<br /> Nous ne travaillerons pas en E.P.M. !<br /> <br /> La lutte contre la construction de 7 établissements pénitentiaires pour mineurs n’a pas, à ce jour, permis d’annuler ce programme d’enfermement des enfants délinquants et de criminalisation croissante de la jeunesse.<br /> Ici à Nantes, l’ouverture de l’E.P.M. d’Orvault s’accompagne d’appels à candidature pour que des personnels éducatifs (enseignants, éducateurs, travailleurs sociaux, soignants…) aillent travailler dans ces « nouvelles » prisons pour enfants.<br /> Nous n’irons pas, et nous appelons toutes les personnes concernées à refuser de travailler en E.P.M., ici comme ailleurs, car nous refusons de contribuer à l’illusion démagogique qui consiste à faire croire qu’une action éducative est possible en prison.<br /> <br /> Nous combattons<br /> <br /> La logique de l’enfermement<br /> Jusqu’en 1945, les mineurs délinquants étaient enfermés dans des bagnes pour enfants, colonies pénitentiaires, maisons de correction… Dans les années 70, les derniers centres fermés furent supprimés en raison de leur fonctionnement archaïque, violent et inadapté à un objectif éducatif.<br /> Depuis quelques années, la tentation d’un retour en arrière dans le traitement de la délinquance des mineurs est bien réelle : création de Centres d’Education Renforcée, Centres Éducatifs Fermés, et aujourd’hui des Établissements Pénitentiaires pour Mineurs, qui ne sont que l’aboutissement d’une politique fondée sur l’exclusion et la répression.<br /> Nous pensons que la création des prisons aura une incidence sur le traitement judiciaire de la délinquance des mineurs, et le projet actuel d’abaissement de la majorité pénale de 18 à 16 ans confirme nos craintes : toujours plus d’enfermement pour créer l’illusion d’une paix sociale.<br /> Nous savons qu’avec l’enfermement, il y a toujours des risques de dérive vers l’usage de la force physique ou de la maltraitance psychologique: c’est un phénomène bien connu, aussi vieux que l’enfermement lui-même. La vie ne s’apprend pas en prison, on n’y apprend que la haine de soi et de l’autre !<br /> <br /> Une logique répressive et non pas éducative<br /> Traiter la délinquance par les poursuites systématiques, l’incarcération ou la mise à l’écart dans des structures spécialisées témoigne d’une réponse à court terme. Les causes sociales, économiques de ces passages à l’acte sont éludées. Le jeune délinquant n’est plus un mineur en danger, mais un individu dangereux à enfermer !<br /> Or, les adolescents ne sont pas des adultes ! Chaque année, 15 000 jeunes âgés de 16 et 17 ans sont interpellés plusieurs fois dans l’année. Ce sont pour beaucoup, des adolescents déscolarisés depuis l’âge de 14 ans, sans travail ni qualification, qui n’accèdent pas à un premier emploi. Se percevant comme inutiles, humiliés par les échecs répétés, ils « traînent », provoquent, commettent ensemble la plupart de leurs infractions. 3350 d’entre eux ont été incarcérés en 2006. Cependant 70% récidiveront malgré ce séjour en prison, alors que, par ailleurs, les centres éducatifs ouverts permettent une réinsertion pour plus de 60% des jeunes qui leur sont confiés ! Qui nous fera croire aux bienfaits des prisons pour enfants ?<br /> <br /> Nous défendons<br /> <br /> Une véritable prévention<br /> Le mineur délinquant est d’abord un enfant en souffrance, et il convient de traiter les causes de cette souffrance plutôt que ses effets. Cette évidence connue des professionnels, doit orienter une véritable politique de prévention, d’aide et d’accompagnement, qui inclurait la justice saisie en amont, au civil et non au pénal, et une action éducative et non répressive. La société ne passerait alors plus autant de temps à tenter de rattraper les dommages causés à des mineurs dès leur plus jeune âge, dans l’indifférence ou l’incompétence non moins coupable de responsables politiques qui ne voient guère plus loin que la date des prochaines élections.<br /> Une prise en compte de la réalité de l’adolescence<br /> D’autres sanctions existent, qui réparent sans exclure, et permettent un nouveau départ pour des jeunes en danger que l’école, la famille, la pauvreté, la justice, ou la politique répressive ont conduit au ban de la société.<br /> Nous devons ainsi nous engager dans la réussite de programmes ou projets éducatifs, de lieux de vie, d’internats qui structurent et aident ces adolescents, de dispositifs relais, de centres de jour, de maisons des adolescents, qui les fassent accéder à la culture, à l’éducation et à la formation.<br /> L’efficacité des alternatives à l’enfermement des enfants est probante. Elle serait encore plus forte si elles étaient appuyées par des moyens conformes aux enjeux.<br /> <br /> Le droit à l’insoumission éducative<br /> Refuser de travailler en EPM n’est pas délaisser les mineurs délinquants, ou refuser le travail avec des jeunes incarcérés. En refusant d’exercer dans les prisons pour mineurs, il s’agit pour nous de bloquer ce système carcéral pour enfants, en contraignant justice et administration pénitentiaire à faire sortir ces jeunes des EPM comme des quartiers pour mineurs, pour leur permettre de suivre des cours, des formations, des entretiens, des soins et ne pas les isoler, toujours plus, de la vie en société.<br /> Nous serons solidaires de toute personne inquiétée pour son refus de travailler en EPM.<br /> <br /> Les droits de l’enfant<br /> La Convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée par l’Etat français en 1990 stipule que « Les États parties reconnaissent à tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d'infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle, qui renforce son respect pour les droits de l'homme et les libertés fondamentales d'autrui, et qui tienne compte de son âge ainsi que de la nécessité de faciliter sa réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci (article 40) ».<br /> Or la dignité et le sens de la liberté ne s’acquièrent pas dans la soumission, ni le respect de l’autre par le déni de soi, et la réintégration ne se prépare pas en prison. Les EPM sont criminogènes. Nous n’irons pas y travailler !<br /> <br /> A Nantes le 1er décembre 2007<br /> <br /> Contacts et signatures : emancipationgd44@no-log.org <br /> Groupe départemental de l’Emancipation c/o FSU<br /> 8 place de la Gare de l’Etat<br /> 44276 Nantes cedex 2<br /> signature en ligne http://pays-de-la-loire.emancipation.fr
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A
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V
EXACT, TOUT LE PROBLEME EST DANS L'ENGORGEMENT DES TRIBUNAUX.
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K
Mais le problème de la justice n'a rien a voir avec le caractère plus ou moins répressifs des lois.Par contre l'engorgement des tribunaux se traduit par des délais importants, et le manque de moyens fait que les sentences sont peu ou mal appliquées.Donc si M. Sarkozy veut faire oeuvre utile, qu'il demande des moyens matériels pour la justice et les autres intervenants, plutôt que d'empiler des lois qui resteront lettres mortes.
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