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Des photos pour rêver. Des mots pour partager des idées. Des souhaits pour la société. Des engagements politiques

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Pour une information à l'orientation avant la fac.

- Que fais ton papa comme travail?                         - Il est chez Renault

- Que fais ta maman?                                            - Elle est à la Poste.

- Et ton grand frère?                                             - Il travaille à la ville.

Cet échange, bien qu'il paraisse irréel, montre la non connaissance du monde du travail par les enfants. Les fonctions chez Renault, à la Poste ou dans les services communaux sont nombreuses. Depuis quelques années, nous avons tendance à les définir seulement par leur lieu d'exécution et non pas par les tâches à accomplir. Un soudeur n'exerce pas le même travail qu'un électricien, un ingénieur en électronique ne fait pas le même job qu'un ingénieur en aérodynamisme.  Qu'y a-t-il de commun entre le travail d'un soudeur et celui d'un ingénieur? ....

Nous avons beaucoup trop tendance à cacher notre profession. Il y a 50 ans, les parents travaillaient sous le regard de leurs enfants. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.

Quelles raisons nous poussent à cacher notre travail? L'organisation de la société, l'éloignement lieu de travail/domicile, les horaires décalés... sont probablement des raisons de la non connaissance du travail des parents par leurs enfants.

Il est possible également que le mépris dans lequel "on tient" le travail manuel, le fait qu'apprendre à devenir boulanger ou mécanicien, ne soit pas considérer comme faire des études. Le terme "étude" est réservé à un apprentissage "abstrait". Les médias ne font que renforcer cet effet.

En juin et juillet, sur les ondes radios, les écrans TV, c'est à qui vantera le plus jeune bachelier, c'est à qui présentera le dernier coaching pour réussir son BAC.   

                Les jeunes qui passent un examen CAP, BEP ou BAC PRO sont tout simplement ignorés !!! Pas un sujet, pas une attention à leur égard!!!   

                Comment s'étonner ensuite de l'image véhiculée par ces professions et ces orientations professionnelles ? Comment s'étonner du ressentiment de "laisser pour compte" ? Comment s'étonner que beaucoup de métiers ne soient pas attractifs?   

               Nous les ignorons. Nous ignorons ceux qui les exercent. Cela ressemble fort à du MEPRIS. Il n'y a pas si longtemps, lors des manifestations anti CPE, nous parlions du mépris anti-jeunes, aujourd'hui je m'aperçois que s'y ajoute un mépris anti-jeunes-études courtes.

L'information à l'orientation ne doit pas commencer en classe terminale. Qu'est-ce que REUSSIR DANS LA VIE? Qu'est-ce que REUSSIR SA VIE?

Laisser cette tâche au seuls enseignants ne me parait pas judicieux. Quelles connaissances ont-ils du monde du travail?

Quand l'école puis le collège prendront-ils en compte les autres capacités des élèves en ne se limitant pas aux seules capacités d'abstraction? 

L'orientation vers des études courtes professionnelles est trop souvent effectuée par défaut de capacité d'abstraction et non en raison des potentialités des élèves.

Le jour où les salaires seront revalorisés inversera peut-être la tendance.

Et il y aura moins d'étudiants déçus et désemparés en faculté.

Qu'en pensez-vous? Quel est votre avis? N'hésitez pas à laisser vos commentaires.

 

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J
Exemple très concret... Mon fils que je croisais dans la rue, alors qu'en 3e il devait être en cours ! Tous n'ont pas le "goût" est études... je peux en attester !!!<br /> Après lui avoir laissé vivre ses passions "musique, sono, DJ, compétition automobile" (c'est très difficile de négocier tout ça avec le pôpâ qui a un bac + 10 !), il nous a annoncé vouloir faire un bac pro.<br /> Le mot "bac" étant sorti depuis longtemps de notre vocabulaire... il y eut un effet surprise assez majuscule. <br /> Intelligent comme un singe, mais fainéant comme une couleuvre, se rendant aux cours pour y faire seulement "acte de présence" (ses copains me l'ont dit), ne participant pas du tout, il a obtenu une mention bien avec 15,25 de moyenne !!!<br /> Il a ensuite fait une année d'école de commerce... en pointillé... Décidément, les bancs des amphis n'avaient pas été inventés pour lui.<br /> Aujourd'hui il exerce une profession "intellectuelle" dans laquelle il "brille". Impossible de faire travailler un enfant qui ne veut plus aller à l'école. J'ai fréquenté F.Dolto... elle-même n'avait pas de recette(s).<br /> Le temps a passé... un peu, le pôpâ bac+10 a reconsidéré sa vision des "études = réussite(sociale".
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B
Tout à fait d'accord avec toi, le travail manuel est complétement dévalorisé et les médias en rajoutent une couche. On a fait en sorte que le but des élèves soit d'avoir le BAC, sans se préoccuper de savoir quel serait le devenir de ces enfants et on en voit le résultat. Il est vrai que le travail en général n'est pas valorisé et il est dévalorisé quand il s'agit d'un travail manuel surment à cause des salaires qui sont si bas qu'il faut vraiment avoir la foi pour se lever tous les matins. Et pourtant nous avons tous besoin du travail manuel du plus petit jusqu'au plus grand, mais j'ai souvent remarqué dans ma longue carrière qu'on avait très souvent besoin de ceux qui sont en bas de l'echelle et qui sont pourtant laissé pour compte.Lorsque mon patron part en congrès on ne le remplace pas et la boite tourne quand même, lorsque "La Dame A Tout Faire"! est absente c'est la panique et on est obligé de la remplacer j'en déduit que la boite ne tourne plus sans ceux qui sont en bas de l'échelle.Je pourrai parler pendant longtemps car le sujet est inépuisable.Lequel de tous ces guignols de politiciens prendra l'initiative de vraiment revaloriser le travail manuel parce que il le mérite et les enfants pourraient être fiers de leurs parents comme je l'étais de mon père qui était serrurier et moi je n'avais pas honte de le dire .
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